Les Espagnols maîtres de l’Europe face aux Argentins rois d’Amérique Qui pour régner sur la planète foot ? – Aujourd’hui le Maroc

Les Espagnols maîtres de l’Europe face aux Argentins rois d’Amérique Qui pour régner sur la planète foot ? – Aujourd’hui le Maroc

Finale
Ce dimanche, l’Espagne, championne d’Europe en titre, défie l’Argentine, sacrée en Copa América, dans une finale de Coupe du monde aux allures de Finalissima historique.


Menée par l’Angleterre, l’Albiceleste d’un Lionel Messi double passeur décisif s’est transcendée pour renverser la situation en fin de match et rallier la finale du Mondial où l’attend l’Espagne.
Pour la première fois de l’histoire, la finale de la Coupe du monde opposera directement le tenant du titre de l’Euro à celui de la Copa América.
Le duel historique s’annonçait électrique, il l’a été et son épilogue renversant a été épique, dans le bruit et la fureur du stade d’Atlanta. Quarante ans après la «main de Dieu» et «le but du siècle» inscrits en quatre minutes par Diego Maradona et 24 ans après le penalty de David Beckham qui a contribué à sortir l’Albiceleste dès le premier tour du Mondial-2002, Argentins et Anglais ont écrit un trépidant sixième chapitre de la longue rivalité qui les oppose sur la grande scène.
Pourtant leur première période a ressemblé à tout sauf du foot, avec des coups bas, des provocations et des accrochages incessants. Et il a fallu l’ouverture du score d’Anthony Gordon (55e) pour provoquer le réveil des Sud-Américains qui ont enfin montré leur meilleur visage, la peur de perdre au ventre, en courant après le score avec le mors aux dents.
Ces frissons les ont parcourus en 16es face au novice capverdien qui les a poussé à une prolongation, puis face à l’Égypte (3-2) en 8es et contre la Suisse encore dans l’extra-time en quarts (3-1 a.p.). Et leur cœur de champion en titre doublé d’un talent indéniable pour forcer le destin a encore fait la différence face aux Anglais, qui ont eu le grand tort de s’arrêter de jouer à 1-0 en leur faveur et l’ont payé très cher.
Lionel Messi, incontestable meilleur joueur de ce Mondial à 39 ans, a encore été déterminant en offrant deux caviars, d’abord un subtil décalage à Enzo Fernandez auteur d’une superbe frappe lointaine pour égaliser (85e), ensuite un centre parfait du pied droit, lui le gaucher ultime, sur la tête de Lautaro Martinez (90+2). Et voilà comment l’Argentine a mis KO en sept minutes les Three Lions de Harry Kane et Jude Bellignham bien transparents.
Sacrée en 2022, l’Argentine n’est plus qu’à un match de réussir un doublé plus réussi depuis une éternité, quand le Brésil de Pelé et Garrincha avait été titré en 1958 puis 1962. Mais pour que Messi puisse soulever une deuxième fois le trophée suprême et ajouter une quatrième étoile au maillot ciel et blanc, il faudra se montrer plus fort que l’Espagne, impressionnante de maîtrise.
Et ce sera l’affiche que toute la planète football regarderait. Ce dimanche, le MetLife Stadium de New York New Jersey sera le théâtre de cet affrontement légendaire entre les deux nations qui écrasent le football mondial depuis deux ans.
Cette confrontation ultime vient compenser l’annulation de la Finalissima qui devait se tenir en mars dernier au Qatar, annulée suite à des désaccords logistiques.
Au-delà de la rivalité collective, ce match est le théâtre d’un duel générationnel absolument unique. D’un côté, Lionel Messi. À 39 ans, le capitaine de l’Albiceleste dispute le tout dernier match de son immense carrière en Coupe du monde, avec l’ambition de s’offrir un doublé historique après le sacre de 2022. De l’autre côté, Lamine Yamal. Le prodige espagnol de 19 ans incarne l’avenir de la Roja et le présent du FC Barcelone.

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