Le Taghazout Surf Expo a rassemblé pour cette nouvelle édition des passionnés et des professionnels de différents horizons. Se bonifiant avec le temps, le TSE est passé à la vitesse supérieure en annonçant la signature officielle du mémorandum d’entente pour la création et la mise en œuvre du label «Commune de Surf», un protocole d’accord préparatoire marquant une étape stratégique et collaborative majeure pour l’avenir du développement local durable et inclusif lié à la culture surf au Maroc et au-delà. Pour nous en apprendre un peu plus, Said Bella, cofondateur du TSE, nous explique la particularité de cette édition et les retombées du label sur la discipline, les pratiquants et les professionnels.
ALM : Quelle est la particularité de la 4ème édition du Taghazout Surf Expo ?
Said Bella : Aujourd’hui, nous pouvons modestement affirmer que nous avons atteint une certaine maturité. En atteste le nombre d’exposants qui ne cesse d’augmenter d’édition en édition avec notamment une forte appétence de la part d’exposants étrangers qui souhaitent prendre part à l’exposition. La particularité de cette édition réside également dans la qualité des exposants, notamment des shapers dont certains ont manifesté la volonté de s’installer au Maroc.
Aussi, je tiens à souligner que nous sommes passés de 50 exposants lors de la première édition à plus de 80.
Quel a été l’impact de TSE sur l’écosystème local ?
Le Taghazout Surf Expo a un impact à la fois direct et indirect. Le premier réside dans la manière avec laquelle nos partenaires nous voient aujourd’hui qu’il s’agit du Conseil régional du tourisme, de la wilaya ou des partenaires institutionnels. Notre maturité et professionnalisme les ont poussés à nous soutenir d’édition en édition.
S’agissant de l’impact indirect, il se matérialise à travers l’accompagnement et le financement de la part notamment de la Smart Tourisme. Nous avons créé le lien entre cette institution et de jeunes entrepreneurs ainsi que des surf camps pour pouvoir bénéficier de l’élan que connaît cette pratique dans la région.
Par ailleurs, l’impact est tel qu’il dépasse la région. La Fédération royale marocaine de surf contribue également à travers des master class. Sans oublier que durant ces trois dernières années, et avec l’étroite collaboration du comité scientifique composé majoritairement de femmes chercheures, marocaines, françaises, belges. Ce comité a lancé des études diversifiées sur l’urbanisme, l’écologie et l’économie. Au bout du compte, nous avons d’un commun accord décidé de créer le label «Commune de Surf».
Concrètement comment définiriez-vous ce label ?
Ce n’est pas un label que nous avions importé, mais c’est un label que nous avons créé. Ce label prend en considération les spécificités locales, régionales, du terrain, de la culture et de la société. En travaillant sur ce projet, nous avons été agréablement surpris de rencontrer une délégation du Chili, de la ville de Arika, qui est le Taghazout du Chili en quelque sorte. Sa présence avait pour objectif de participer à l’élaboration de ce label qui est maintenant, d’ores et déjà, avant même qu’il soit né, exportable.
D’une autre manière, ce label vise à valoriser les communes du littoral qui assurent un accueil et un environnement favorable à la pratique du surf sous ses différentes formes, pour la population locale ou touristique.
Le mémorandum d’entente pour la création et la mise en œuvre du label «Commune de Surf» a été signé jeudi sur le site d’Anchor Point, lors de l’inauguration officielle du Taghazout Surf Expo, en présence notamment de Ssaid Amzazi, wali de la région de Souss Massa, de Karim Achengli, président de la région, Abdelkrim Azenfar, président de la Société de développement régional touristique Souss Mass (SDRT), Mohamed Bouhrist, président du conseil communal de Taghazout, de Stéphanie Crabeck, membre du comité scientifique du Taghazout Surf Expo, de Marcelo Cañipa, maire-adjoint de la municipalité de Arica, Chili, et de moi même, Said Bella, président de l’association Taghazout Surf Expo (TSE).









