Le Nigeria accède en demi-finale, l’Algérie passe à la trappe – Aujourd’hui le Maroc

Le Nigeria accède en demi-finale, l’Algérie passe à la trappe – Aujourd’hui le Maroc

Quart de finale
Le Nigeria s’est imposé face à l’Algérie sur le score de 2-0, samedi au Grand Stade de Marrakech, en match comptant pour les quarts de finale de la CAN, validant ainsi son billet pour les demi-finales de la compétition et donnant rendez-vous au Maroc pour une place en finale.

Le Grand stade de Marrakech a été, samedi, le théâtre de l’un des quarts de finale les plus attendus de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025. Nigeria et Algérie, deux références majeures du football africain, se sont retrouvés face à face dans une affiche où l’histoire, la puissance et l’ambition se sont croisées dans un duel à élimination directe qui ne laisse aucune place à l’erreur.

À ce stade de la compétition, les calculs n’ont plus leur place. Chaque ballon, chaque transition, chaque décision peut faire basculer le destin. Le Nigeria est arrivé avec l’assurance d’un groupe en pleine montée en puissance, porté par l’intensité et une préparation méthodique. En face, l’Algérie a débarqué avec l’expérience, la maturité et la mémoire des grands rendez-vous, déterminée à prolonger son aventure. Mais la réalité du terrain en a voulu autrement. Alors qu’on s’attendait à un duel équilibré, la puissance nigériane n’a laissé aucune chance à la formation algérienne qui n’a pas su à quelle sauce elle sera mangée. Finalement, le Nigeria a validé son billet pour les demi-finales de la CAN en s’imposant logiquement face à l’Algérie sur le score de 2 buts à 0.
Le début de cette rencontre, suivie par 32.452 spectateurs, a été marqué par une nette domination de l’équipe nigériane qui a affiché un pressing offensif intense, mettant sous pression le gardien algérien Luca Zidane à plusieurs reprises.

Face à cette ambition nigériane, la sélection algérienne, en difficulté, a été contrainte de défendre tout au long de la première mi-temps, se contentant de quelques tentatives en contre-attaque, sans toutefois parvenir à inquiéter le gardien nigérian, Stanley Bobo Nwabali, solide sur sa ligne. Au retour des vestiaires, les Super Eagles ont débloqué la situation dès la 47e minute, ouvrant le score par l’intermédiaire de Victor Osimhen.
Sur une action menée sur le flanc gauche, Bruno Onyemaeshi a débordé avant d’adresser un centre précis au second poteau, repris de la tête par Osimhen, bien positionné entre Ramy Bensebaini et Rayan Aït-Nouri, permettant au Nigeria de prendre l’avantage.
Poursuivant leur pressing offensif, les Super Eagles sont parvenus à doubler la mise à la 57e minute grâce à Akor Adams, qui a profité d’une perte de balle algérienne au milieu de terrain et d’une transition rapide parfaitement exploitée.

Le sélectionneur algérien a procédé à plusieurs changements, avec les entrées de Baghdad Bounedjah, Anis Hadj Moussa et Adil Boulbina, en remplacement d’Ismaël Bennacer Zerrouki, Riyad Mahrez et Maza, dans l’objectif d’apporter plus de présence offensive. Malgré ces ajustements, la domination nigériane est restée nette. À ce stade de la rencontre, l’Algérie n’avait toujours pas cadré le moindre tir, tandis que le Nigeria comptabilisait 5 tentatives cadrées avec une possession de balle de 63%. Au bout des dernières minutes du match, officié par l’arbitre international sénégalais, Issa Sy, les Super Eagles ont continué de maîtriser le jeu en dominant les duels au milieu de terrain et en gérant leur avance sans être inquiétés par les Fennecs. Grâce à ce succès, le Nigeria affrontera le Maroc, mercredi au Stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, pour une place en finale de la CAN Maroc-2025.

Déclarations des entraîneurs

Le sélectionneur du Nigeria, Eric Chelle
Le sélectionneur du Nigeria, Eric Chelle, a salué, samedi soir, la «discipline tactique» et la «solidarité» de son équipe après la qualification des Super Eagles pour les demi-finales aux dépens de l’Algérie. «C’était un match avec beaucoup d’intensité, comme on s’y attendait face à une équipe d’Algérie très bien organisée. Je suis très fier de mes joueurs, car ils ont respecté le plan de jeu de la première à la dernière minute», a souligné le technicien nigérian lors de la conférence de presse d’après-match. «Nous avons su être patients quand il le fallait et très percutants dans les phases de transition. Gagner 2-0 en quart de finale, c’est une performance qui valide tout le travail effectué depuis le début du tournoi», s’est-il réjoui. Le coach des Super Eagles a particulièrement mis en avant l’apport «inestimable» de Victor Osimhen, élu «Homme du match». «Victor est un leader, pas seulement par ses buts, mais par son énergie sur le terrain. Il met les défenseurs adverses sous pression, crée des brèches pour ses coéquipiers et aujourd’hui encore, il a montré qu’il est l’un des meilleurs attaquants de cette CAN. Mais au-delà de Victor, c’est l’équilibre défensif de toute l’équipe qui nous a permis de gagner», a-t-il fait observer.
Évoquant le Maroc, futur adversaire du Nigeria en demi-finale, Eric Chelle a rendu un «grand hommage» au coach des Lions de l’Atlas, Walid Regragui, pour le «travail énorme» accompli avec la sélection marocaine et la «grande qualité» de son encadrement.

Le sélectionneur de l’Algérie, Vladimir Petkovic
Le sélectionneur de l’Algérie, Vladimir Petkovic, a exprimé sa «déception» après l’élimination de son équipe. «C’est évidemment une énorme déception pour nous ce soir. Nous avions l’ambition d’aller beaucoup plus loin dans cette compétition», a indiqué amèrement le coach des Fennecs. «Nous avons eu la maîtrise du ballon pendant de longues séquences, mais nous avons manqué de justesse dans le dernier geste et de présence dans la surface adverse. Face à une équipe comme le Nigeria, si vous ne concrétisez pas vos temps forts, vous vous exposez à leur puissance en contre-attaque. C’est ce qui s’est passé aujourd’hui», a-t-il relevé. Petkovic a toutefois salué le réalisme et la puissance des Super Eagles. «Je tiens à féliciter le Nigeria pour leur qualification. Ils ont été très cliniques. Nous avons commis des erreurs d’inattention qui nous coûtent très cher à ce niveau de la compétition. En quart de finale d’une CAN, le moindre détail fait la différence, et ce soir, les détails étaient en faveur du Nigeria», a poursuivi Petkovic.
Petkovic a également évoqué les «absences» et la «fatigue» comme des facteurs difficiles à gérer. «Tout le monde a constaté que j’ai fait des choix, j’en assume la responsabilité. Nous allons analyser ce tournoi avec lucidité. Il y a de la qualité dans ce groupe et des jeunes joueurs qui ont acquis de l’expérience. Nous devons progresser sur l’efficacité et la gestion des moments faibles. C’est dans ces moments difficiles que l’on construit la suite», a conclu le sélectionneur des Fennecs.

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