Phase de groupes
Les jeunes joueurs les plus talentueux de la planète s’affronteront pour la gloire mondiale dans la Coupe du monde U17 de la FIFA 2025. La journée de mercredi fut particulièrement intense et très disputée.
Le Mali, en quête d’une seconde demi-finale consécutive dans le Mondial de la catégorie, a débuté mercredi par une victoire confortable face à la Nouvelle-Zélande. Les joueurs d’Adama Diefla Diallo ont ouvert le score après seulement 17 minutes, lorsque Seydou Dembélé a échappé à la défense néo-zélandaise avant de conclure à la suite d’un une-deux parfaitement exécuté avec Zoumana Ballo. Le duo s’est de nouveau illustré en seconde période. Dembélé a délivré une passe en profondeur millimétrée pour Ballo, qui a terminé l’action avec sang-froid. À douze minutes du terme, Raymond Bomba a scellé le succès malien en profitant d’une passe astucieuse d’Ibrahim Diakité pour devancer la défense et glisser le ballon dans le petit filet.
«Les 3 points étaient le plus important à prendre. Aussi, suis-je content du contenu : gagner 3-0 et ne pas encaisser de but, avec la manière. Il y avait aussi la pression du premier match, il fallait gagner coûte que coûte. Mais je suis content de ce que mes gamins ont produit ce soir. C’est une Coupe du monde. C’est grandiose, la Coupe du monde. Ils étaient excités et on savait que ça allait être comme cela au début, mais on leur a parlé, on les a calmés, on leur a dit de jouer comme à l’entraînement, comme les autres matchs amicaux et c’est ce qu’ils ont fait», s’est félicité Adama Diallo, sélectionneur du Mali.
Les autres formations africaines n’ont pas connu le même sort. L’Ouganda n’oubliera pas de si tôt son tout premier match en Coupe du monde. Alors qu’ils filaient vers un succès historique après avoir ouvert le score en première période sur un exploit individuel signé James Bogere, les Ougandais ont encaissé deux buts dans le sprint final. Les Canadiens ont eu le mérite de ne rien lâcher et ont récolté les fruits de leur persévérance. Ils sont parvenus à renverser «Les Grues» grâce à une tête d’Elijah Roche à deux minutes du terme, puis sur un penalty converti par Marius Aiyenero à la dernière seconde de jeu.
Pour sa part, le Burkina Faso s’est incliné sur la plus petite marge face aux Etats-Unis. Cavan Sullivan est sorti du banc pour offrir à sa Team une victoire âprement disputée contre des Burkinabés qui n’ont pas démérité. Dominés aux points par des jeunes Etalons trop maladroits devant le but, les Américains l’ont emporté dans les dernières minutes sur un but de renard signé Sullivan. Libre de tout marquage aux six mètres, le jeune milieu de terrain du Philadelphia Union a été tout heureux de pousser paisiblement sans gêne, au fond des filets, à bout portant, un joli centre astucieux venu de la gauche.
Dans les autres rencontres, la France a remporté son premier match dans ce Mondial U17 face au Chili sur le score de 2 buts à 0. Les Bleus doivent cette victoire autant à leur persévérance qu’à leurs qualités footballistiques. Sur le papier, la confrontation entre le vice-champion d’Europe et l’équipe sud-américaine penchait en faveur des hommes de Lionel Rouxel. Pourtant, ce sont les Chiliens qui ont dominé l’entame de match, en mettant plus d’intensité, avec un pressing incessant et des frappes audacieuses bien qu’imprécises.
Si la première période s’est jouée presque intégralement sur ce thème, l’équipe de France a radicalement changé de visage en seconde mi-temps. Plus précise et plus inspirée, elle est parvenue à imposer son jeu et à ouvrir la marque sur un magnifique coup franc de Christ Batola. Rémi Himbert a ensuite doublé la mise de la tête, sur un coup franc excentré d’Emmanuel Mbemba qu’il est venu couper au premier poteau. La célébration des Bleus, collective et débridée, semblait tout dire de l’ambiance et de la joie d’un groupe qui a démarré avec brio son aventure au Qatar.
«Je pense qu’on était un peu timorés en première mi-temps. On a commis beaucoup de fautes techniques, on a rendu trop de ballons aux adversaires, qui nous ont fait courir. On a ressenti que les joueurs avaient besoin de souffler et ils n’en ont pas eu l’occasion, il n’y a pas eu de temps mort. En deuxième période, on a récupéré un peu plus de possession, un peu plus de maîtrise. On a une meilleure disposition sur le terrain, des joueurs plus proches les uns des autres. Ça nous a permis de faire tourner un peu plus, d’augmenter les phases de possession. Ça nous a permis de marquer aussi. Ça va être une Coupe du monde où les rythmes de jeu vont être importants» a analysé Lionel Rouxel, sélectionneur de l’équipe de France.
Par ailleurs, l’ambiance a été particulièrement électrique entre l’Autriche et l’Arabie Saoudite, avec trois cartons rouges et deux penalties sifflés. C’est d’abord Luca Weinhandl qui a été exclu avant la pause côté européen après un deuxième carton jaune. En contrôle malgré son infériorité numérique, l’Autriche a d’abord frappé la barre via Johannes Moser. Celui-ci s’est rattrapé à la 55ème minute en inscrivant l’unique but du match sur penalty. Nasser Alfihani a également vu rouge peu avant l’heure de jeu, puis Saeed Aldossari l’a rejoint prématurément aux vestiaires dans les dernières secondes après avoir reçu un deuxième avertissement. Dans la foulée de cette exclusion, l’Autriche aurait pu doubler la mise sur penalty mais Abdulrahman Alotaibi a repoussé la tentative de Vasilije Markovic.
Le match le plus prolifique de cette journée de mercredi fut la rencontre ayant mis aux prises la République tchèque et le Tadjikistan. Les Tchèques n’ont pas tardé à prendre le large face aux Tadjiks, grâce à un triplé express de Vit Skrkon en seulement 19 minutes. L’attaquant tchèque a ouvert le score d’une superbe tête plongeante, avant de doubler la mise à bout portant. Il a ensuite parachevé son œuvre du pied gauche. Juste avant la pause, Petr Potmesil a alourdi la marque en reprenant un centre précis de son capitaine Adam Novak. Totalement dépassé, le Tadjikistan a tout de même fait preuve de caractère en réduisant l’écart par Muhammad Nazriev. En fin de rencontre, les Reprezentace ont enfoncé le clou avec deux nouveaux buts signés Dominik Zajac et Petr Potmesil, scellant ainsi une victoire sans appel.









