Amical
À quelques mois des grandes échéances internationales, l’équipe nationale du Maroc défie le Paraguay ce mardi au stade Bollaert-Delelis de Lens. Après un nul encourageant face à l’Équateur, les hommes de Mohamed Ouahbi cherchent à affiner leurs automatismes devant un public qui s’annonce bouillant et largement acquis à la cause marocaine comme lors de la précédente rencontre tenue à Madrid.
C’est une ambiance des grands soirs qui est attendue dans l’antre des Sang et Or. Pour cette seconde étape de leur tournée européenne, les Lions de l’Atlas troquent la pelouse de Madrid contre celle de Lens, avec l’ambition de valider les promesses aperçues vendredi dernier. Face à une formation du Paraguay réputée pour sa rigueur défensive et son impact physique, le Maroc s’apprête à passer un test de caractère essentiel pour la suite de sa préparation.
Baptême du feu pour la nouvelle garde
Le précédent match contre l’Équateur (1-1) a laissé entrevoir de belles satisfactions, à commencer par la prestation de Neil El Aynaoui. Le milieu de terrain de l’AS Rome, qui évoluera « à domicile » sur une pelouse qu’il connaît par cœur pour y avoir brillé avec le RC Lens entre 2023 et 2025, a débloqué son compteur international après avoir disputé 14 rencontres sous les couleurs nationales. Sa montée en puissance offre de nouvelles options tactiques à un staff technique qui cherche encore l’équilibre parfait entre cadres expérimentés et jeunes talents.
Un défi tactique sud-américain
Si le Maroc a dominé techniquement ses derniers adversaires, le Paraguay propose un défi différent. La «Albirroja» s’appuie sur un bloc bas et des transitions rapides, un style de jeu qui avait posé des problèmes aux Lions lors de leur dernière confrontation amicale en 2022 et qui s’était soldée sur un nul (0-0). L’enjeu sera donc de trouver la faille sans se découvrir, tout en gérant l’état de fraîcheur de l’effectif après une semaine intense.
Pour le Maroc, placé dans un groupe C relevé aux côtés du Brésil, de l’Écosse et d’Haïti, ce face-à-face avec la Albirroja sud-américaine constitue une étape cruciale. Il s’agit du deuxième test pour le nouveau sélectionneur national, Mohamed Ouahbi, qui succède à Walid Regragui avec l’ambition de consolider les acquis historiques du football national et surtout de remporter la première victoire avec les Lions de l’Atlas.
L’enjeu technique est de taille : éprouver la créativité offensive marocaine, portée par des talents de niveau mondial, face à une formation sud-américaine classée au 38ème rang et considérée comme l’une des plus robustes de son continent.
Cette confrontation offre un avant-goût de l’intensité qui attend les Lions lors de la phase de groupes, notamment face à la Seleção brésilienne.
Bollaert en mode «Atlas»
L’aspect populaire de cette rencontre ne peut être négligé. Avec une billetterie prise d’assaut dès l’ouverture, le stade Bollaert sera le théâtre d’une ferveur marocaine impressionnante. Dans un stade qui devrait afficher complet, des milliers de supporters marocains débarqueront de toute l’Europe pour soutenir le Onze national. Pour Mohamed Ouahbi, ce soutien populaire est un moteur, mais aussi une responsabilité : celle de produire un jeu séduisant et d’engranger une victoire de prestige avant de basculer vers les compétitions officielles.









