Le Maroc s’apprête à repasser à l’heure GMT+1 le dimanche 6 avril 2025 à deux heures du matin, en avançant les horloges de 60 minutes. Une mesure attendue, mais qui ne fait toujours pas l’unanimité. Ce retour à l’heure d’été s’inscrit dans le cadre du décret 2.18.855, en vigueur depuis octobre 2018, qui fixe l’heure légale du Royaume.
Durant le mois sacré de Ramadan, le pays avait temporairement adopté l’horaire GMT, facilitant ainsi les rythmes de jeûne et de prière. Une pause annuelle qui ravive à chaque fois le débat sur le maintien du GMT+1 tout au long de l’année.
Car sur les réseaux sociaux, les critiques ne faiblissent pas. Chaque année, le passage à l’heure d’été suscite une vague de mécontentement, alimentée par une impression générale de déséquilibre. Beaucoup de citoyens dénoncent un impact direct sur leur sommeil, leur santé, mais aussi sur leur quotidien, notamment celui des enfants et des salariés.
Dans les écoles, le retour à GMT+1 coïncide souvent avec des départs matinaux dans l’obscurité, particulièrement en hiver. Certains parents évoquent des trajets éprouvants pour les plus jeunes, qui se rendorment dans les transports, tandis que les foyers sont contraints d’allumer les lumières bien avant le lever du jour. Le gain supposé en énergie reste, selon eux, discutable.
Malgré cette fronde numérique, les autorités continuent d’appliquer le régime actuel, estimant que l’heure d’été permet une meilleure synchronisation avec les partenaires économiques internationaux. Un argument qui ne parvient cependant pas à calmer les critiques d’une partie de la population, pour qui le confort de vie et la santé publique devraient primer sur les considérations économiques.
Entre nécessité administrative et rejet populaire, la question du changement d’heure continue donc de diviser. Et si le retour au GMT+1 semble inéluctable ce 6 avril, le débat, lui, est loin d’être clos.