L’Espagne sur le toit du monde, l’Argentine à terre – Aujourd’hui le Maroc

L’Espagne sur le toit du monde, l’Argentine à terre – Aujourd’hui le Maroc

Finale
L’Espagne a remporté la Coupe du monde en s’imposant face à l’Argentine, dimanche au stade de New York New Jersey, au terme d’une finale peu spectaculaire mais largement maîtrisée par la Roja, dont le récital a été récompensé par un but de Ferran Torres à la 106e minute.

La Coupe du monde de la démesure a accouché d’une finale qui ne restera pas dans les annales, dimanche, sinon pour l’Espagne triomphante qui a conquis sa deuxième étoile aux dépens de l’Argentine de Lionel Messi, passé lui à côté de son rendez-vous avec l’histoire.
Car public comme téléspectateurs attendaient du beau jeu, des buts, des rebondissements, de l’émotion… en un mot, un condensé de ce qu’a offert durant plus de cinq semaines ce Mondial-2026, au format inédit avec 48 équipes en lice.
Cependant, au final, c’est un 104e et dernier match longtemps cadenassé par des Argentins qui ne voulaient pas s’imposer en jouant mais en faisant déjouer l’adversaire, qui a souri à la Roja, ultra-dominatrice et bien plus méritante.
Comme Andres Iniesta en 2010 qui avait libéré l’Espagne lors de la prolongation d’une finale très heurtée face aux Pays-Bas, un autre enfant du Barça, Ferran Torres, a délivré la génération Rodri, désigné meilleur joueur du tournoi, en reprenant sous la transversale une remise de la tête de Nico Williams (106e), comme lui entré en jeu peu de temps auparavant.
Cette action aura été une énième démonstration de la valeur du banc espagnol, plusieurs fois décisif durant l’épreuve, et qui a encore donné raison au sélectionneur Luis de la Fuentes, dans sa propension à répéter que «l’Espagne gagne à 26».
Comme prévu, les Espagnols ont contrôlé le match de la première à la dernière minute, s’évertuant autant à trouver la faille dans la défense de l’Albiceleste qu’à ne pas céder aux nombreux coups en douce et aux provocations incessantes d’Argentins.
En infériorité numérique pendant toute la prolongation après l’exclusion d’Enzo Fernández, la mission devenait alors impossible pour Lionel Messi de réussir l’impensable, comme il l’avait fait plusieurs fois dans la compétition face au Cap-Vert, à l’Egypte, à la Suisse – aucun n’étant de la trempe espagnole.
A 39 ans, «la pulga» a été magnifique au-delà de toute espérance pour son sixième Mondial, ses 8 buts et 4 passes décisives l’ont hissé un peu plus haut dans le Panthéon du foot. Mais il a traversé cette troisième finale comme un fantôme, échouant à ajouter une deuxième étoile à son palmarès et une quatrième à l’Argentine. Le public argentin, lui, a quand même crié son amour et Léo de verser quelques larmes.
Un scénario inverse aurait ravivé le débat sur le statut de meilleur joueur de tous les temps, mais il n’aura pas tout à fait gravi la montagne Pelé, même s’il occupe assurément une place à part par sa capacité à exceller dans la longévité.
Le sélectionneur de l’Argentine, Lionel Scaloni, a reconnu la supériorité de l’Espagne après la défaite de l’Albiceleste, saluant malgré tout le parcours de ses joueurs et leur état d’esprit tout au long de la compétition. « Ils ont été meilleurs aujourd’hui, c’est la vérité », a déclaré le technicien argentin lors de la conférence de presse d’après-match.
Ce succès permet à l’Espagne de décrocher le deuxième titre mondial de son histoire, seize ans après son premier sacre obtenu en Afrique du Sud en 2010.

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