16èmes de finale
Le Paraguay a signé lundi à Boston le premier exploit des 16es de finale du Mondial en éliminant aux tirs au but l’Allemagne, qui vit un troisième fiasco d’affilée en Coupe du monde.
Douze ans après son quatrième et dernier titre de championne du monde, l’Allemagne est décidément au fond du trou. Après les échecs traumatisants en Russie en 2018 puis au Qatar en 2022, où elle avait été éliminée en poule, la jadis puissante Mannschaft a de nouveau été sortie prématurément d’un Mondial, cette fois au stade inédit des 16es, par un Paraguay magnifique dans le combat. Une nouvelle déroute (1-1, 4 tab à 3) qui s’est nouée lors d’une séance de tirs au but très indécise, dont le portier paraguayen Orlando Gill aura été le héros, en stoppant les tentatives de Kai Havertz et Nick Woltemade, puis en voyant celle de Jonathan Tah s’envoler au-dessus de sa transversale.
Sur le papier, le Paraguay semblait un adversaire largement à la portée des joueurs de Julian Nagelsmann. Mais contre toute attente, ce sont les Paraguayens qui ont ouvert le score par leur maître à jouer, le Strasbourgeois Julio Enciso (42e), avant que Havertz n’égalise (54e). Les Allemands ont bien cru tenir leur qualification en prolongation quand Tah a propulsé le ballon de la tête dans les filets. Mais le but a été annulé en raison d’une faute allemande sur Gill.
Pour le Brésil cinq fois champion du monde, ce 16e avait tout du traquenard face à l’une des sélections les plus séduisantes de la phase de groupes. Mais la Seleçao est parvenue à éviter en toute fin de match (90+5) à Houston une élimination qui aurait été une catastrophe nationale, grâce à Gabriel Martinelli qui, bien trouvé dans la surface, a eu le temps d’ajuster la mire face au gardien japonais Zion Suzuki.
Très bien entrés dans le match, les «Blue Samourai» avaient pourtant créé la sensation en prenant l’avantage avec un magnifique tir lointain de Kaishu Sano. Longtemps terne, le Brésil a finalement commencé à produire du jeu en seconde période en assiégeant les cages de Suzuki et en parvenant à égaliser grâce à une tête de Casemiro sur un centre de Gabriel.
En huit Coupes du monde, le Japon n’est toujours pas parvenu à remporter un match à élimination directe, au grand dam de ses supporters, inconsolables au coup de sifflet final.
En plus de perdre l’un de ses participants les plus attachants, le tournoi voit partir l’une des équipes les plus joueuses de la phase de poule mais qui s’est avérée trop juste face à l’expérience du Brésil de Carlo Ancelotti.
Cette victoire dans l’adversité pourrait donner confiance à cette Seleçao en mission, qui court après un titre mondial depuis 24 ans..









