Les débarquements issus de la pêche côtière et artisanale ont généré plus de 3,11 milliards de dirhams à fin mars 2026, marquant un léger repli de 3 pour cent par rapport à la même période un an plus tôt, selon les données de l’Office national des pêches.
En volume, la contraction est nettement plus marquée. Les captures ont atteint 89.895 tonnes, soit une baisse de 34 pour cent en glissement annuel, traduisant un recul significatif de l’activité sur le trimestre.
Dans le détail, certaines catégories tirent leur épingle du jeu en valeur. Les céphalopodes progressent de 8 pour cent, tandis que les crustacés enregistrent une hausse de 6 pour cent. À l’inverse, les algues reculent de 24 pour cent. Les baisses les plus marquées concernent les coquillages, les poissons pélagiques et le poisson blanc, avec des replis respectifs de 56 pour cent, 43 pour cent et 15 pour cent.
L’évolution des volumes confirme ces contrastes. Les débarquements d’algues augmentent de 17 pour cent pour atteindre 913 tonnes. Les céphalopodes progressent légèrement à 25.841 tonnes et les crustacés gagnent 9 pour cent à 1.718 tonnes. En revanche, les coquillages chutent fortement à 19 tonnes, tandis que les poissons pélagiques et le poisson blanc reculent respectivement à 41.237 et 20.167 tonnes.
Sur le plan géographique, les ports méditerranéens affichent un recul limité en volume, avec 4.460 tonnes débarquées, en baisse de 4 pour cent. En valeur, la contraction est plus marquée, atteignant 15 pour cent pour un total de plus de 208,5 millions de dirhams.
Les ports atlantiques concentrent l’essentiel de l’activité, mais enregistrent également une baisse notable. Les volumes y diminuent de 35 pour cent pour s’établir à 85.435 tonnes. En valeur, le repli reste contenu à 2 pour cent, avec près de 2,90 milliards de dirhams générés.









