Quart de finale aller
Malgré un but de Kylian Mbappé en seconde période, le Real Madrid s’est incliné à domicile (1-2) face à un Bayern Munich impitoyable lors du quart de finale aller de la Ligue des Champions. Portés par un Luis Díaz étincelant et l’inévitable Harry Kane, les Bavarois abordent le match retour en position de force.
Le choc des titans a tenu toutes ses promesses, mais c’est l’Allemagne qui a fini par sourir ce mardi soir. Dans un Santiago Bernabéu bouillonnant, le Real Madrid a subi la loi du réalisme bavarois, concédant une défaite qui complique sérieusement ses rêves de «Decimosexta».
Conquérant, le Bayern Munich a signé un succès de prestige face au Real Madrid, battu mais encore en vie pour le quart de finale retour de la Ligue des champions grâce à la réduction du score de Kylian Mbappé.
Le football a cette fois respecté une certaine logique, en donnant un avantage certain au Bayern, venu déposer définitivement et avec force sa candidature pour remporter une septième couronne, mais pas suffisamment pour condamner le Real, et ses 15 trophées, à une deuxième saison sans titre majeur.
«Nous sommes encore en vie. Je crois que nous avons démontré ce soir que nous pouvons leur faire très mal, leur mettre des buts. S’il y a bien une équipe capable d’aller gagner à Munich, c’est bien le Real Madrid. Celui qui n’y croit pas peut rester ici», a réagi l’entraîneur madrilène Alvaro Arbeloa.
Il y aura bien une manche retour mercredi prochain et le Real le doit en grande partie à sa superstar française et à son 39e but de la saison. Peut-être le plus important jusqu’ici.
«Ce but nous donne de l’espoir. J’ai vu un Mbappé très impliqué, dans tout ce qu’il a fait et capable de déséquilibrer, une menace constante pour la défense du Bayern, tout ce qui fait de lui le meilleur joueur du monde. C’est le Mbappé que nous voulons tous voir», a affirmé Arbeloa.
Sur leur pelouse, ses hommes ont souffert d’entrée face à des Bavarois conquérants, qui auraient pu ouvrir le score très tôt, sur un coup franc de l’ailier français Michael Olise dévié par le jeune Dean Huijsen (6e) puis sur trois corners successifs dégagés difficilement (7e, 8e).
Le défenseur français Dayot Upamecano, bien rentré dans son match, a ensuite raté le genre d’occasions à ne pas manquer au Bernabéu, face au but, après une remise parfaite de l’Anglais Harry Kane (9e), de retour comme titulaire.
Son équipe n’en a, heureusement, pas directement payé le prix, grâce aux interventions décisives de l’éternel Manuel Neuer, 40 ans et 136 matchs de C1 au compteur, impérial devant Mbappé (17e, 29e) et Vinicius Jr (18e) et sur un centre dévié par Upamecano (25e).
Une nouvelle preuve que ce Real conserve une puissance de frappe unique en Europe, capable de sanctionner la moindre erreur ou perte de balle même lorsqu’il est inférieur dans le jeu.
L’international allemand Serge Gnabry, lui, n’a pas su profiter d’un cadeau du jeune Thiago Pitarch, 18 ans (28e) et a laissé le géant espagnol en vie. Il s’est cependant remarquablement rattrapé en lançant Luis Diaz, d’un plat du pied parfait en fin de première mi-temps pour glacer le Bernabéu.
La mission madrilène a semblé sérieusement se compliquer dès le retour des vestiaires, lorsque Kane, laissé seul aux vingt mètres par Pitarch, a doublé la mise d’un tir rasant (46e, 2-0).
Il a fallu que le capitaine des Bleus, très attendu pour ce choc, s’échappe dans le dos de son coéquipier Dayot Upamecano pour que le portier allemand plie enfin (74e, 2-1).
Jusqu’au bout, le buteur merengue aura tenté de chiper le trophée d’homme du match à Neuer, mais son tir a fui le cadre (89e), et il devra donc se contenter, pour l’instant, de ce but porteur d’espoir.









