Le déficit budgétaire du Maroc s’est creusé à 9,6 milliards de dirhams (MMDH) à fin janvier 2026, contre 6,9 MMDH à la même période de 2025, selon la Situation des charges et ressources du Trésor (SCRT) publiée par le ministère de l’Économie et des Finances.
Cette évolution résulte principalement d’une baisse des recettes de 2,7 MMDH, conjuguée à une légère hausse des dépenses de 70 millions de dirhams (MDH).
Les recettes ordinaires, nettes des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux, se sont établies à 29,77 MMDH, soit un taux de réalisation de 7% par rapport aux prévisions de la loi de finances (LF) 2026.
Les recettes fiscales ont reculé de 9,4% pour s’établir à 27,9 MMDH, avec un taux de réalisation de 7,6%. À l’inverse, les recettes non fiscales ont progressé de 19%, dépassant 1,25 MMDH. Les dépenses ordinaires ont diminué de 22,4% à 32,7 MMDH, avec un taux d’exécution de 8,6%. Cette baisse s’explique par le recul des dépenses de biens et services (-23,6%) et des charges de compensation (-28,8%).
En revanche, les intérêts de la dette ont fortement augmenté de 42,5%, pesant sur l’équilibre global.
Le solde ordinaire ressort ainsi déficitaire de 2,9 MMDH, contre un déficit de 9,7 MMDH un an auparavant.
Les dépenses d’investissement ont progressé de 15,1% pour atteindre 15 MMDH, représentant un taux de réalisation de 13% par rapport aux prévisions de la LF 2026.
Les comptes spéciaux du Trésor (CST) ont, de leur côté, dégagé un excédent de 8,3 MMDH, en baisse par rapport aux 15,8 MMDH enregistrés en janvier 2025.
Pour rappel, la SCRT constitue un document statistique qui retrace, en termes de flux, l’exécution des finances publiques, conformément aux normes internationales en matière de statistiques des finances publiques.









