La rivalité monte d’un cran – Aujourd’hui le Maroc

La rivalité monte d’un cran – Aujourd’hui le Maroc

Dakhla
Sur les dunes de Dakhla, l’intensité est montée d’un cran au deuxième jour des épreuves de la 12ème édition du Raid Sahraouiya, les participantes ayant dû puiser dans leurs réserves physiques, transformant chaque obstacle en une véritable leçon de persévérance et d’entraide.


À cette étape du challenge, les raideuses ont entamé les épreuves programmées par une course en VTT, sur une distance de 3 km de sable, puis une montée de 2 km menant au plateau, suivie d’une section en terrain mixte de 7,7 km jusqu’au ravitaillement (km 12,7).
Après avoir laissé le vélo au parc VTT, elles ont effectué le coastering (associer plusieurs activités) jusqu’à la Dune Blanche avant de revenir par la plage. La deuxième partie du VTT s’est étendue sur 8,8 km de piste sableuse jusqu’au point d’arrivée.
Chaque étape apparaît comme une barrière à surmonter, une suite d’épreuves où seule une solidarité sans faille permet de dépasser les obstacles disséminés sur le parcours.
Wissal Touzribt, membre du comité d’organisation de cette course, a souligné que les épreuves se déroulent sur un site exceptionnel, en plein cœur des dunes avec des paysages impressionnants.
«L’épreuve est certes difficile, mais le niveau des participantes est très élevé, elles sont particulièrement fortes et ont même terminé avant le temps prévu», a-t-elle ajouté.
Pour sa part, la participante française Caroline Drouin a exprimé sa joie de prendre part à cette épreuve de vélo, notant avoir été à l’aise sur les premiers kilomètres. La suite a été plus physique, avec une grande partie de course à pied dans le sable, a-t-elle expliqué, affirmant avoir réussi à gérer l’effort, malgré le vent qui soufflait tout au long du parcours.
Le point d’orgue de cette étape a été la traversée de paysages naturels spectaculaires aux couleurs éclatantes, lors de l’ultime tronçon à vélo, a relevé Caroline Drouin.
Durant toutes les épreuves de la Sahraouiya, les participantes sont accompagnées d’un staff médical et technique pour assurer le déroulement de l’événement dans les meilleures conditions.
Sur le terrain, le dispositif médical s’organise en temps réel, un médecin est en permanence au poste de contrôle de la course, en liaison radio avec les équipes, tandis que les autres membres du staff se répartissent le long du parcours pour couvrir l’ensemble des épreuves. La présence médicale est continue, jour et nuit, y compris pendant les temps de repos des participantes.
Sonia Popoff, médecin urgentiste française à la tête du staff, a indiqué, lundi, que si les températures demeurent clémentes à cette période, le rayonnement solaire exige toutefois une vigilance absolue contre l’insolation et la déshydratation.
Les épreuves de VTT dans les zones sablonneuses, le trail sur terrains caillouteux ou encore le canoë exposent les participantes à des entorses, inflammations articulaires, brûlures de frottement et ampoules, parfois douloureuses, a-t-elle expliqué.
Des conseils précis sont donc dispensés dès les contrôles initiaux, notamment en matière d’hydratation régulière, de protection solaire et des soins préventifs, en particulier pour les épreuves de VTT et du canoë, a noté Mme Popoff.
Outre le staff médical, les participantes sont accompagnées d’un staff technique durant toutes les épreuves de la Sahraouiya, afin d’assurer le déroulement de l’événement dans les meilleures conditions.
Organisée sous le Haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, la 12ème édition du Raid Sahraouiya (7-14 février) connaît la participation de 100 raideuses dans un cadre exceptionnel entre la baie et les dunes de Dakhla, autour d’une vision engagée du sport en tant que levier d’émancipation féminine, de solidarité active et de dialogue interculturel.

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