Groupe A
Ragaillardis par leur première victoire face aux Comores, les Lions de l’Atlas croiseront le fer avec le Mali avec l’objectif clair de poinçonner le ticket de qualification pour les huitièmes de finale dès cette deuxième journée.
Jamais le sentiment que cette 35ème édition de la CAN sera la bonne n’a été si fort. Tout s’y prête. De l’organisation exceptionnelle aux infrastructures de classe mondiale, en passant par l’engouement jamais démenti des supporters marocains, tous les ingrédients sont réunis pour garder le trophée à domicile.
Un trophée que le public lorgne depuis presque cinquante ans, et ce depuis l’unique sacre continental en 1976. Pour y parvenir, la sélection nationale a déjà surmonté le premier obstacle comorien lors du match d’ouverture du groupe A, dimanche dernier.
Ce vendredi au stade Prince Moulay Abdellah à Rabat, c’est face à un client plus tenace, plus expérimenté et surtout rompu aux joutes africaines, en l’occurrence le Mali, que les Lions de l’Atlas vont devoir sortir le grand jeu. En effet, la victoire est importante pour le Maroc pour garantir sa qualification au prochain tour…mais elle est encore vitale pour le Mali acculé au succès pour éviter une éventuelle élimination précoce.
La bande de Walid Regragui reste sur une victoire maîtrisée 2 à 0 contre les Comores alors que les hommes de Tom Saintfiet qui avaient largement dominé la Zambie se sont contentés d’un nul (1-1) laissant un goût amer d’avoir laissé filer les trois premiers points de cette phase de groupe.
Avec deux points d’avance, le Maroc disputera la rencontre avec plus de sérénité.
Ce match s’annonce comme un véritable bras de fer, opposant la maîtrise technique marocaine à l’impact athlétique malien. La maîtrise du milieu de terrain et l’efficacité devant le but pourraient s’avérer décisives dans une rencontre où chaque détail comptera.
Le sélectionneur national Walid Regragui est conscient de l’importance de ce face-à-face au sommet du groupe A devant un adversaire qui ne se contentera sûrement pas de se recroqueviller en défense mais défendra sa stature et son orgueil. Dans ce sens, Regragui a estimé lors de la conférence de presse qui a suivi la rencontre face aux Comores que «le match face au Mali, qui dispose de joueurs de très haut niveau, sera très difficile», estimant que cette rencontre constitue «un vrai test pour nous comme pour eux».
Dans l’autre camp, l’équipe du Mali tentera, coûte que coûte, de remporter les trois points en jeu, afin de conserver ses chances de qualification au prochain tour. Les Maliens, qui comptent dans leurs rangs des joueurs de très haute qualité évoluant dans les meilleurs championnats européens, miseront sur leur force physique et les contre-attaques afin de plier les débats en leur faveur.
À ce propos, le sélectionneur belge a affirmé que «le match contre le Maroc, une équipe très forte et qui a de nombreux atouts, sera très difficile», soulignant que l’essentiel est de bien se préparer à cette rencontre pour réaliser un résultat positif et garder toutes ses chances pour une qualification en huitièmes de finale.
De plus, Saintfiet s’est dit confiant pour la confrontation de vendredi qui, selon lui, «sera difficile», surtout que le Maroc joue à domicile et bénéficiera du soutien de ses supporters.
En fin stratège, il a rappelé qu’en 2019, la Gambie avait vaincu le Maroc en match amical 1-0 à Marrakech dans le cadre de la préparation pour la 32ème édition de la CAN, assurant qu’il «sait donc comment battre les Lions de l’Atlas».
Et de soutenir : «Je les respecte évidemment, mais nous n’avons pas peur de les affronter».
Reconnaissant que le Maroc est «peut-être la meilleure équipe d’Afrique», Saintfiet a fait observer toutefois que tous les adversaires du groupe sont très difficiles à jouer, y compris la Zambie et les Comores.
S’agissant de l’historique des confrontations entre les deux sélections, les Lions de l’Atlas sont largement devant que ce soit lors des matches officiels qu’amicaux. Ainsi, l’équipe du Maroc s’est imposée face au Mali à 10 reprises lors de leurs 23 précédentes confrontations, contre 7 victoires pour les Maliens, tandis que 6 rencontres se sont soldées par un nul. La sélection marocaine avait marqué 33 buts, tandis que les Maliens en avaient inscrit 21, ce qui reflète un avantage qui penche en faveur des Lions de l’Atlas.









