Quand Baba se rappelle l’épopée 1976 – Aujourd’hui le Maroc

Quand Baba se rappelle l’épopée 1976 – Aujourd’hui le Maroc

La CAN 1976 en Ethiopie, l’un des épisodes les plus glorieux de l’histoire du football national, reste jusqu’à présent celle de l’unique trophée de l’équipe du Maroc dans cette compétition continentale.

Nostalgie : 1976 est une année charnière pour le football marocain car les Lions de l’Atlas ont remporté leur seule et unique CAN en Éthiopie, menés par leur capitaine légendaire Ahmed Faras et l’artisan du sacre Ahmed Makrouh plus connu sous le nom de «Baba».

En 19 éditions disputées, le Maroc a une longue histoire avec la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de football, ponctuée notamment par un sacre en 1976 et une finale en 2004.
Depuis leur première participation à la plus importante compétition footballistique continentale en 1972 au Cameroun, les Lions de l’Atlas ont vécu des moments de grande émotion entre réussites sportives, déceptions et histoires humaines.

Les différents chapitres de cette histoire ont été écrits par des joueurs emblématiques qui sont restés à tout jamais dans la mémoire collective des supporters marocains. Parmi ces joueurs, l’ancien international marocain Ahmed Makrouh, alias «Baba», l’un des héros du sacre des Lions de l’Atlas à la CAN 1976, qui se remémore, dans une interview à la MAP, son expérience sur la plus grande scène du football africain entre ambiance unique, défis et réussite sportive.
La CAN 1976 en Ethiopie, l’un des épisodes les plus glorieux de l’histoire du football national, reste jusqu’à présent celle de l’unique trophée de l’équipe du Maroc dans cette compétition continentale. L’un des principaux protagonistes de cette épopée se remémore avec nostalgie le sacre du Maroc dans cette CAN au format inédit, puisqu’elle a été disputée en deux phases de groupes.
Lors de la 1ère phase, les Lions de l’Atlas ont dominé leur poule dans la ville éthiopienne de Dire Daoua, avec d’abord un match nul contre le Soudan (2-2) puis des victoires respectivement face au Zaïre (RDC) sur le score de 1-0 et au Nigeria (3-1). L’équipe nationale a continué sur sa lancée au cours de la phase finale disputée à Addis-Abeba, en débutant par une victoire contre l’Égypte (2-1), avant de s’imposer à nouveau face au Nigeria (2-1).

Pour le dernier match contre la Guinée, synonyme de finale de cette CAN, un nul suffisait aux Lions de l’Atlas pour soulever le trophée, mais c’était loin d’être acquis, comme l’explique Baba. «Nous nous sommes retrouvés menés au score dès la 33ème minute et l’expulsion d’Abdellah Semmat n’a guère arrangé les choses», raconte-t-il.
Malgré cette infériorité numérique et des conditions difficiles, notamment la fatigue, le cumul des matchs et une chaleur suffocante, Baba assure que l’équipe a continué à croire jusqu’au bout en ses chances de soulever le trophée. «La détermination à toute épreuve des joueurs et leur grinta ont fait toute la différence», explique-t-il.
Les joueurs, sous la houlette du sélectionneur roumain Gheorghe Mardarescu, sont, en effet, restés confiants quant à leur capacité à renverser la tendance et décrocher le Graal, ajoute-t-il. Et c’est dans les dernières minutes de la rencontre qu’un Baba héroïque débloque la situation et marque le but de la délivrance pour l’équipe nationale d’une superbe frappe lointaine.
«Feu Ahmed Faras, buteur historique de l’équipe nationale, a manqué de peu l’égalisation, mais a finalement été passeur décisif sur le but que j’ai marqué à la 86ème minute qui nous a permis de recoller au score et de décrocher la victoire à la CAN», raconte Baba tout ému.

Dès le coup de sifflet final, c’est l’explosion de joie des joueurs et de l’ensemble du staff de l’équipe nationale, se souvient Baba, assurant que ce sacre a d’autant plus de saveur étant donné les conditions météorologiques difficiles.
Au-delà de la performance sportive, l’ancien joueur évoque un élément déterminant dans la victoire finale de l’équipe nationale: l’ambiance au sein du groupe.
«L’ambiance était toujours au beau fixe au sein du groupe. Nous étions une vraie famille, soudée et solidaire», relève-t-il, ajoutant que les joueurs se rendaient au stade en écoutant Nass El Ghiwane dans la joie et la bonne humeur.

Sur le terrain, poursuit-il, les joueurs se battaient toujours avec une énergie prodigieuse, malgré la chaleur, la fatigue et la pression. «La motivation ne nous a jamais quittés et la priorité était toujours de nous donner à fond pour aller chercher la victoire finale».
«L’accueil populaire qui nous avait été réservé à notre retour au Maroc nous a confirmé que nos efforts en valaient la peine car nous avons rendu fier tout un peuple», ajoute-t-il.
Après ce premier et unique sacre à la CAN, le Maroc est toujours en quête de sa 2ème couronne. Les coéquipiers d’Achraf Hakimi espèrent suivre les pas de leurs glorieux aînés et écrire un nouveau chapitre glorieux de l’histoire du ballon rond national. Et quoi de mieux qu’une CAN disputée à domicile, devant un public totalement acquis à leur cause, pour que les Lions de l’Atlas renouent avec la gloire à l’échelle continentale?
Baba se dit «très optimiste» quant aux chances des hommes de Walid Regragui de soulever le trophée de cette CAN organisée au Maroc, estimant que la sélection nationale, demi-finaliste du Mondial 2022 au Qatar, est le principal favori pour le titre.

«Le Maroc dispose d’une très bonne équipe avec des joueurs expérimentés et talentueux. C’est le principal favori pour remporter la CAN 2025», souligne-t-il, ajoutant que «nous avons de sérieux atouts pour garder le trophée à la maison».
L’ancien international marocain se félicite, par ailleurs, de l’intérêt particulier accordé par le Maroc au développement du football, sous l’impulsion de SM le Roi Mohammed VI, à travers notamment des infrastructures répondant aux standards internationaux, une stratégie de formation ambitieuse et de qualité et une culture de la gagne ancrée chez les différentes sélections nationales et dans toutes les catégories d’âge.

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