Un retour brutal sur terre – Aujourd’hui le Maroc

Un retour brutal sur terre – Aujourd’hui le Maroc

CHAN 2024
Les Lions de l’Atlas ont encaissé une défaite inattendue face au Kenya par 1 but à 0, en match de la 3è journée du groupe A du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN-2024), disputé dimanche au stade Kasarani à Nairobi.

L’ambition des Lions de l’Atlas de décrocher les trois points de la victoire s’est violemment herutée avec la grinta des Kenyans, qui ont défendu leurs chances bec et ongles devant leur public venus nombreux encourager son équipe pour sa toute première participation au CHAN à Nairobi.
Pourtant, tout portait à croire que la victoire du Maroc était évidente eu égard à son parcours mais surtout à son statut de double champion. Cependant, la réalité du terrain en a décidé autrement.
L’équipe nationale a voulu dès l’entame de la rencontre prendre l’avantage en effectuant des passes courtes pour se rapprocher de la surface de réparation du Kenya, avec une bonne possession de la balle.
Les tentatives des éléments nationaux ont donné lieu à un coup franc près de la surface de réparation kényane, qui a débouché sur une réelle occasion pour ouvrir la marque (10è).

Le sélectionneur national a été contraint d’effectuer un changement précoce après la sortie sur blessure de Ayoub Mouloua, remplacé par Youness El Kaabi (23è).
Les joueurs kényans ont répliqué par des tentatives sans réelle conséquence sur le filet du gardien El Mehdi Al Harrar, dont les coéquipiers ont maintenu une pression accrue, notamment par le biais de Anas El Mahraoui (37è).
Contre le cours du jeu, le Kenya a réussi à ouvrir le score par Ryan Ogam (42è), qui a exploité une mêlée devant la cage d’El Mehdi Al Harrar, pour mettre une balle hasardeuse du côté gauche du filet.
Mais à peine deux minutes plus tard, le match a basculé. Le milieu de terrain Chrispine Erambo a d’abord été averti pour une faute sur Anas El Mahraoui, mais la VAR est intervenue et a transformé la sanction en carton rouge.

Le Kenya allait devoir défendre son avance à dix pendant toute la seconde période face à l’une des équipes les plus titrées du CHAN du continent. Une aubaine ? Pas vraiment lorsqu’on sait que le coach McCarthy peut savamment gérer ce genre de situation.
Il s’agissait du deuxième match consécutif que le Kenya devait disputer à dix. Contre l’Angola, le carton jaune du milieu de terrain Marvin Nabwire avait également été transformé en rouge, obligeant l’équipe de McCarthy à arracher le match nul.
En effet, après le carton rouge, le coach a remanié son équipe, faisant appel à des défenseurs supplémentaires et demandant à son équipe de se replier. Les défenseurs centraux Sylvester Owino et Mike Kibwage ont été exceptionnels dans les airs, tandis que les latéraux Siraj Mohammed et Lewis Bandi ont bloqué les centres et réduit les espaces sur les côtés.

A la reprise, les éléments nationaux sont montés au créneau pour revenir au score, notamment par Youssef Mehri (46è, 48è), tandis que les Kényans se sont montrés de plus en plus dangereux en s’approchant de la surface de réparation du Maroc, dans une tentative de creuser l’écart.
Cherchant à inverser le résultat du match, Tarik Sektioui a aligné Salaheddine Errahouli, en remplacement de Anas Bach et Oussama Lamlioui à la place de Bouchaib Arrassi (61è).
Les changements opérés ont permis à la ligne offensive de devenir plus dynamique et de créer des occasions, à l’instar des tentatives de Sabir Bougrine (65è) et Mohamed Moufid (66è).

Les éléments nationaux ont maintenu la pression sur la ligne défensive adverse, par des incursions dans la surface de réparation sans impacter le résultat final du match.
La sélection marocaine, exempte de la deuxième journée, compte trois points récoltés en deux rencontres. Elle affrontera la Zambie jeudi sur la pelouse du même stade.
Cette victoire place le Kenya sur le point de décrocher une qualification historique pour les quarts de finale dès ses débuts dans le tournoi. Une victoire contre la Zambie lors de son dernier match de groupe lui garantirait la première place du groupe A ; même un match nul pourrait suffire. Le Maroc, quant à lui, doit désormais se ressaisir pour éviter une élimination prématurée.

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